Orateur : Blaise Pascal ZIRIMWABAGABO MUHINDO, MSc en Philosophie (Bioéthique)

Date : Vendredi 17 juillet 2020,         Heure : 14h00-15h30

Lieu : Salle MOOC (Amphithéatre Rev. Prof. Georges Defour)

 

Résumé

Depuis les années 1955 est né, dans un environnement médical (psychologie), un nouveau concept qui devait changer la vision de l’Homme sur lui-même. Il s’agit du néologisme Genre ou Gender.  Initialement défini comme sexe social, son insertion dans les sciences sociales et politiques en a fait un terme ambiguë et polysémique.  A partir des années 1980, aux USA, dans une perspective égalitaire de lutte contre les discriminations faites aux femmes, le concept Gender a impulsé une nouvelle conception politique, socio-anthropologique, philosophique et surtout idéologique de l’humain. Il est advenu un nouveau paradigme identitaire fondé sur le désir et le choix et non plus sur la biologie, le naturel. Dès lors, il est admis que les inégalités homme-femme sont issues de la distinction sexuelle (masculin et féminin) qu’il faille la déconstruire au profit de la fluidité des genres et l’indifférenciation des sexes. Cette conception absolument constructiviste de l’humain suscite un conflit entre le naturel (le sexe) et le culturel (le genre, le choix). Dans la lignée doctrinale de Judith Butler, le genre se veut ainsi un dépassement du féminisme pour une société égalitaire où le sexe n’est plus un critère de définition identitaire puisque naturel. Pour comprendre les enjeux du Genre dans sa conception occidentale, il est impérieux d’interroger la philosophie individualiste et conflictualiste qui le sous-tend, de la confronter à l’anthropologie africaine pour une appropriation et une définition d’un féminisme spécifiquement africain.

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